29.06.2011
LES MAITRES QUI JOUENT AVEC UNE KORA KAËLIG
- BALLAKÉ SISSOKO

Biographie
Maître de la kora, improvisateur et compositeur surdoué et passioné, Ballaké Sissoko est aujourd'hui l'un des grands musiciens du monde. Son instrument, la kora, cette harpe-luth à 21 cordes d'origine mandingue, c'est un héritage familial. Ballaké est le fils de Djelimady Sissoko, grand maître de la kora originaire de Gambie, membre fondateur puis directeur de l'Ensemble Instrumental National du Mali et co-auteur en 1971 du premier album instrumental de kora intitulé "Cordes anciennes". Après un séjour de formation auprès de son grand père maternel, Cherifou Sissoko, également joueur de kora, Ballaké intègre l'Ensemble Instrumental National du Mali à l'âge de 13 ans. Il va perfectionner son jeu de kora aux côtés des grands maîtres et collègues de son père Sidiki Diabaté (père de Toumani Diabaté), N'Fa Diabaté et Batrou Sékou Kouyaté. En 1991, à l'âge de 23 ans, il quitte l'Ensemble Instrumental pour accompagner Kandia Kouyaté, l'une des plus emblématiques chanteuses-griottes maliennes avec qui il part en tournée aux Etats-Unis. Proposant un jeu de kora innovant, Ballaké devient vite l'instrumentiste le plus sollicité de la première génération de grandes griottes comme Amy Koïta ou Tata Bambo Kouyaté. Il enregistre en 1997 son premier album sous son nom intitulé "Kora music from Mali" puis en 1998 un deuxième album éponyme.
En 1999, il publie chez Hannibal l'album "Nouvelles cordes anciennes", avec Toumani Diabaté, en hommage à l'album de leurs deux pères intitulé "Cordes anciennes" et participe également à l'enregistrement de l'album "Kulanjan" avec le bluesman Taj Mahal. La même année, Ballaké fait une apparition remarquée au Festival des Musiques Métisses d'Angoulême et signe l'année suivante chez Label Bleu l'album "Deli", salué par la critique internationale, qui marque le début de sa carrière solo. Ballaké va par la suite multiplier les rencontres musicales avec des instrumentistes et compositeurs internationaux tels que Ross Daly, Keyvan Chemirani, Dariush Talaï ou Ludovico Einaudi. En 2005, son deuxième album chez Label Bleu,"Tomora", l'impose comme l'un des plus prometeur virtuose de la kora de la nouvelle génération. Ballaké poursuit depuis son travail d'expérimentation musicale avec des artistes comme Liu Fang, avec qui il enregistre en 2006 l'album "Le son de soie", ou plus récemment Andy Emler, Médéric Colignon ou Guillaume Orti. Il a publié en 2008 un album avec Rajery et Driss El Maloumi dans le cadre d'un projet intitulé 3MA (Mali/Madagascar/Maroc). Cette année, il signe chez NO FORMAT un album en duo avec Vincent Ségal intitulé "Chamber Music" : « le résultat, empreint d'une sérénité méditative, est magnifique » (Bertrand Bouard pour Mondomix, sept/oct2009).
Discographie
2009 : Ballaké Sissoko & Vincent Segal - Chamber Music (No Format / Six Degrees 2009)
2008 : Ballaké Sissoko, Rajery, Driss El Maloumi - 3 MA (Contre Jour)
2007 : Thee Stranded Horse & Ballaké Sissoko (Talitres)
2006 : Liu Fang - Le son de soie (Accords croisés)
2006 : Keyvan Chemirani - Le rythme de la parole II (Accords croisés)
2005 : Ballaké Sissoko - Tomora (Label Bleu / Indigo)
2003 : Ludovico Einaudi & Ballaké Sissoko - Diario Mali (Ponderosa)
2002 : Ross Daly - Microkosmos (Nocturne)
2000 : Ballaké Sissoko - Déli (Label Bleu / Indigo)
1999 : Toumani Diabaté & Ballaké Sissoko - New Ancient Strings (Hannibal)
1999 : Taj Mahal & Toumani Diabaté - Kulanjan (Hannibal)
1998 : Djelimoussa Cissoko (5 planètes)
1997 : Djeli Moussa Sissoko dit "Ballaké" - Kora music from Mali (Bibiafrica)
- MADOU SIDIKI DIABATÉ

Biographie
Madou Sidiki Diabaté, plus connu sous le nom de Madou, est djeli (griot), terme mandingue qui désigne ceux qui transmettent oralement, de génération en génération, l'histoire et la culture, musiciens et orateurs de père en fils.
Madou fait partie de la 71ème génération d'une des plus exceptionnelles familles de griots et virtuoses de la kora, la harpe à 21 cordes originaire de l'Afrique de l'Ouest, instrument du griot par excellence. Pour lui, la kora est un don fait à sa famille, jouer est naturel et l'on sent dans sa musique la force de la tradition et l'ingéniosité créative contemporaine.
Il est le fils de Sidiki Diabaté(le roi de la kora), célébre musicien gambien immigré au Mali avant l'Indépendance, qui enregistre en 1971 le premier album de kora solo de l'histoire de la musique, Ancient Strings, et de Mariam Kouyaté, grande griotte malienne, l'une des premières chanteuses africaines inscrite à la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique en France) !
Il est également le jeune frère de Toumani Diabaté(Grammy Awards 06)
C'est dans cet environnement familial que Madou commence la musique à l'age de trois ans avec une kora à huit cordes. La musique est alors comme un jeu d'enfant et fait partie du quotidien. L'apprentissage est informel et Madou s'éssaye à tout, au balafon, au tamani... et à la kora. Il commence très jeune à accompagner ses parents lors de mariages, baptèmes ou autres cérémonies.
Il se souvient de son premier concert avec son père, au Centre Culturel Français de Bobo Dioulasso en 1986, il n'a que six ans... il l'accompagnera Son Feu Père Sidiki,jusqu'à sa toute derniere représentation, au Festival Printemps des Cordes de Dakar en 1996.
Pendant toutes ces années aux côtés de son père, Madou suit le chemin paternel
En 1992, il fait une première tournée en Europe et participe notamment à Africolor. C'est un petit bouleversement pour ce jeune prodige de 12 ans... C'est d'abord sa première rencontre avec d'autres musiques, d'Afrique, mais aussi du reste du monde... Et c'est là aussi qu'il prend conscience qu'il est un artiste à part entière. C'est la première fois qu'il est face à un public international, qui accueille son jeu avec enthousiasme. Il est étonné lui même de provoquer autant de reconnaissance, et comprend que la kora est aussi un facteur de rencontre...
Madou écoute alors les grands orchestres nationaux, comme le Bembeya Jazz de Guinée, le Rail Band de Bamako, et commence à ouvrir son jeu vers le monde, à developper un style différent de celui de son père et à developper sa propre créativité.
Aujourd'hui Madou est un joueur de kora ancré dans la tradition et il joue toujours beaucoup pour les mariages et les baptèmes de Bamako. Mais son parcours l'amène aussi vers des créations originales et inédites. Ainsi il collabore avec des artistes tel que Cheick Tidiane Seck, Dee Dee Bridgewater, Alex Wilson, Ras Mickeal, Paco Sery, Jean Philippe Rykiel,Daniel Moreno,Mike Del Ferro,Will Calhoun,Tiken Jah Fakoly,Jean Lamoot,Josette Martial,Shuba Mugdal,Juliet Robert,Davide Giovannini ,Vincent Dumestre(Poème Harmonique),Abdalah & Le groupe Oudaden(Maroc)Camel Zekri(Algerie-France)
Discographie
Solo :
Mariam - 2007 - KSK System
Buru ju -2010- Madou Prod
Kassé Mady Diabaté - Manden Djeli Kan - 2009
Cheick Tidiane Seck - Sabaly - 2008
Babani Koné - Gnoumadon - 2008
Dee Dee Bridgewater - Red Earth - 2007
Sekouba Bambino - CAN 2006 - 2006
Soumaïla Kanouté - 2005
Alex Wilson - 2004 Mali-Latino 2010
Sekouba Bambino - Warasso - 2004
Mandékalou (Bako Dagnon, Kassé Mady Diabaté, Kerfala Kanté, Sékouba Bambino, Kémo Condé, Lafia Diabaté, ...etc) - Mandékalou - 2004
Les Dangereuses.. (Kandia Kouyaté, Juliette Robert, Shubba Mugdal) - Les Dangeureuses - 2004
Kandia Kouyaté - Excision - 2001 & Birigo - 2004
Sidiki ‘‘Fabla’’ Camara - Ayouwélé - 2004
Madou Bolo - 2004
Nènè Soumano - Sumu Vol.1 & Sumu Vol.2 - 2002
Baba Maal - 2001
Santoutou Kanouté - 2001
Mathieu Mister Mystere(Amssetou)2009
Mamadou Cessé Doumbia - 1998
Mariam Kouyaté - Mamadou Dionkounda - 1995
et bien d’autres encore...
- OUMAR KOUYATÉ

Biographie
Griot de naissance, détenteur de la musique mandingue, Oumar Kouyaté est un représentant de la jeune création musicale guinéenne. Son père, M’Bady Kouyaté, parmi les derniers maîtres vivants de la kora, lui a transmis les clés de son univers musical mandingue. L’apprentissage rigoureux de la kora s’est fait dès le plus jeune âge aux côtés de ses frères qui ont pu, eux aussi, développer leurs projets personnels (dont les membres du groupe Ba Cissoko). Le chant est une discipline associée à l’apprentissage de l’instrument et permet à Oumar d’explorer très vite un répertoire de chants traditionnels qui l’inspireront pour ses propres compositions. Au-delà d’une technique de jeu précise et subtile, ce sont ses prouesses vocales qui lui confèrent une identité particulière au sein de sa lignée de griots.
Parcours professionnel
En 2005, une association marseillaise permet à Oumar Kouyaté de se produire sur les scènes françaises. Face à l’engouement des publics et à l’intérêt que lui porte la profession, Oumar Kouyaté, à 24 ans, quitte Conakry pour s’installer à Marseille. Le jeune artiste se produit sur des scènes renommées de la région marseillaise, telles que le festival « Les Suds » à Arles, le salon des Musiques du Monde Babel Med aux Docks des Suds, le festival Africa Fête, le festival Zik Zak à Aix en Provence, le Festival de jazz des 5 continents, mais aussi à La Maison des Cultures du Monde à Paris, le festival Nuits Métis en Algérie et à Marseille ... Oumar sillonne régulièrement les petites scènes de Genève, Bretagne et de la région Marseillaise. D’autre part, il multiplie les collaborations artistiques avec des artistes tels que Rit, Ahmad Compaoré (participation sur son dernier album enregistré en 2008), Touré Kounda lors des Estivalles de Venelles, ou encore Dobé Gnahoré, Sibongilé Mbambo, artiste sud-africaine. Actuellement , il est sollicité par un vétéran des musiques sud-africaines, Pops Mohamed, pour une création à Johannesburg.
L’artiste est aujourd’hui enseignant de kora et chant à La Cité de La Musique de Marseille. Il représente la première ouverture vers l’Afrique sub-saharienne d’une des grandes écoles de musique de France. Il réalise ici un de ses premiers rêves d’artiste griot : transmettre son savoir et inviter à la connaissance des cultures mandingues.
Oumar prépare son tout premier album, pure expression de ses aspirations personnelles...









Les commentaires sont fermés.